Association de bienfaiteurs: les auxiliaires du jardin (1).

De nombreuses espèces sont qualifiées « d’auxiliaire » naturel au jardin, de par leur action bénéfique sur les « nuisibles » du jardin.

C’est la nature dans son ensemble qui est précieuse, c’est pourquoi il faut ne pas oublier que:

  • Sans source de nourriture et abris, ces différentes espèces « auxiliaires » ou « nuisibles » ne viendraient pas s’installer dans le jardin. Ce qui les favorise avant tout est bien la source de nourriture présente et l’abri adéquat pour les accueillir.
  • De ce fait, en détruisant le nuisible vous-même manuellement ou via un produit (même bio) vous empêchez, diminuez et/ou retardez la venue des prédateurs naturels de ces petites bêtes qui vous embête.

La coccinelle, chasseuse de pucerons…

La Coccinelle raffole des pucerons. Larves et adultes sont d’ailleurs tout autant efficaces. Chaque coccinelle peut consommer plus de 50 pucerons dans une seule journée. Chaque larve va manger 600 pucerons pour soutenir sa transformation en adulte !

Le syrphe, chasseur de puceron et pollinisateur…

Le Syrphe ressemble à une guêpe, il vole vite comme une guêpe, sauf qu’il adore faire du sur-place au dessus d’une fleur et changer brusquement de direction, mais ce n’est pas une guêpe. C’est une mouche, butineuse et pollinisatrice au stade adulte. Ses larves sont des asticots, carnassiers boulimiques qui consomment du printemps à l’automne toutes sortes de pucerons par centaines, notamment ceux que les coccinelles délaissent, comme le puceron cendré du chou.

La chrysope, chasseuse de pucerons…

La Chrysope, joliment appelée demoiselle aux yeux d’or, l’est beaucoup moins aux yeux des pucerons. En effet 500 d’entre eux peuvent être dévorés par une seule chrysope au cours de son cycle larvaire (elles se nourrissent aussi de thrips, de jeunes chenilles, d’acariens, des larves de cochenilles, etc.).

L’osmie, convoyeuse de pollen…

L’Osmie : cette abeille solitaire apparaît au début du printemps. Elle butine avec assiduité les premières fleurs du jardin pour se nourrir et pour fabriquer la pâtée de pollen et de nectar qui nourrira ses larves, et assure ainsi une bonne pollinisation.
Dans la nature, elle installe ses cellules dans les trous d’émergence des insectes mangeant le bois mort. Dans nos jardins, elle peut manquer de logement, d’où son intérêt pour le trou des fenêtres. Offrons-lui un bloc de bois dur et non traité, percé de quelques trous, ou bien une botte de tiges creuses, par exemple des bambous. Ce sera très vite occupé 😉

La guêpe, chasseuse et pollinisatrice…

Les Guêpes sont utiles au jardin, malgré leur mauvaise réputation. Pourtant, la grande majorité des espèces de cette famille est parfaitement pacifique. Au jardin, leur présence est bénéfique : une guêpe solitaire du genre Passaloecus peut capturer jusqu’à la modeste quantité de 1 500 pucerons durant les quelques semaines de sa vie, tandis qu’une guêpe sociale en moyenne 1 000 mouches et 1 000 chenilles.

La cétoine, la nettoyeuse…

La Cétoine dorée : ce coléoptère, aime le soleil et la chaleur, il n’apparaît donc que lorsque le printemps est bien installé et disparaîtra avec les premiers frimas.
De la larve à l’adulte, la cétoine est bien utile. La larve de cétoine contribue largement au fonctionnement des écosystèmes en permettant le recyclage de la matière organique (se nourrissant des déchets végétaux). Les cétoines adultes font partie des insectes pollinisateurs.

Le carabe, chasseur de pucerons…

Le Carabe (ci-contre carabe violet) : sa présence est un bon indicateur de biodiversité. En avoir dans notre jardin est signe d’un écosystème qui se porte bien.
Les carabes (ordre des Coléoptères) sont des alliés très efficaces au jardin : la plupart des espèces de carabes sont zoophages, c’est-à-dire qu’elles se nourrissent d’autres animaux (insectes, acariens, gastéropodes). Aussi bien les larves que les carabes adultes dévorent limaces et escargots, chenilles, pucerons, araignées rouges, cicadelles, carpocapses, doryphores, chrysomèles, nématodes, larves de taupin (mais aussi, hélas, araignées et vers de terre).

Le staphylin odorant, chasseur d’insectes…

Le Staphylin odorant : ce gros coléoptère noir bleuté apprécie les escargots, les limaces et leurs œufs, pondus en automne et au printemps dans les premiers centimètres du sol. Il apprécie aussi les larves d’insectes qui s’animent la nuit dans la litière du sol. Certaines espèces ont une préférence pour les larves de la mouche du chou, mais il aime aussi les vers de terre. Il a besoin d’abris permanents (paillis), comme pour les carabes.

Le cloporte, le nettoyeur…

Le Cloporte : ce crustacé terrestre participe à la décomposition des matières organiques, au renouvellement du sol et à son enrichissement, se nourrissant essentiellement des débris et détritus végétaux.

Le bourdon, convoyeur de pollen…

Le Bourdon est un excellent pollinisateur dans des conditions difficiles. En effet, il est capable de travailler à des températures très basses (10°C) et malgré des conditions météorologiques défavorables (pluies, vent, faible luminosité). En été, les butineuses travaillent du lever du jour jusqu’au crépuscule.

Le pemphrédon, chasseur de pucerons…

Le Pemphrédon : une demi-douzaine d’espèces fréquentent les jardins. Les femelles aménagent leurs cellules dans des endroits variés : tiges pleines de moelle tendre ou creuses, bois pourri et friable, galles. Elles accumulent des pucerons et parfois des cicadelles paralysés pour nourrir leurs larves, à raison de 30 à 40 individus par cellule. Ces gros consommateurs de pucerons sont ainsi une aide précieuse pour les jardiniers naturels.
Une haie libre champêtre, du bois mort laissé à pourrir dans un coin, des arbustes à moelle (ronce, rosier, sureau…) taillés, des fleurs de carotte et autres ombellifères offrent nourriture et logement aux pemphrédons.

Le perce-oreille, chasseur de pucerons…

Le Perce-oreille : c’est un fameux auxiliaire, consommateur de pucerons et de psylles. On peut toutefois lui reprocher d’aimer les fruits bien mûrs (presque pourrissants). Faisons d’une pierre deux coups en installant des pots de fleurs retournés, remplis de paille, dans les arbres à noyaux. S’ils sont occupés par des perce-oreilles, transférons-les sur les pommiers ou toute autre plante parasitée par les pucerons (rosiers, …).

La libellule, chasseuse au vol…

Malgré leur allure frêle, les Libellules sont de redoutables prédateurs. La libellule se nourrit de chenilles, moucherons, moustiques, papillons, vers et mites. Elle chasse en volant.

Le ver de terre, ingénieur du sol…

En France et concernant les espèces qui vivent dans nos sols, on dénombre trois groupes de vers de terre:
– les Anéciques: de grande taille, ils creusent des galeries verticales allant jusqu’à six mètres de profondeur jouant un rôle essentiel dans la structuration des sols.
Ils sont principalement nocturnes et remontent en surface à la nuit tombée pour se nourrir de tout ce qu’ils s’y trouvent.
Retournant dans leurs galeries en journée, ils enfouissent ainsi tout ce qu’ils ont glané.
Ce sont eux qui produisent les fameuses « turricules », ou déjections, que l’on voit à la surface des sols qu’ils fréquentent.
– les Endogés: ces vers de terre, de plus petite taille que les anéciques, ne creusent que des galeries horizontales et consomment littéralement la terre des sols.
C’est en digérant les résidus organiques qu’ils se nourrissent et permettent ainsi d’accélérer la décomposition de la matière organique.
– les Epigés: de très petite taille (de un à cinq centimètres), les épigés ne creusent quasiment pas de galerie et vivent en surface dans la litière du sol.
On comprendra qu’ils ne peuvent évoluer sur des sols nus car ils n’y trouveraient pas de nourriture.
Mais sur un sol où amas de plantes en décomposition et autre déchets organiques sont présents, ils s’épanouiront.

L’araignée, police de proximité…

Les Araignées sont carnassières, elles jouent un rôle indispensable dans le contrôle de la population d’insectes, en s’attaquant aux plus nombreux d’entre eux tels que des papillons (piéride, noctuelle…), des mouches, des moucherons, des pucerons ailés, des syrphes, des abeilles…
Le grand nombre d’araignées dans un jardin est un signe de sa vitalité: il convient donc de les laisser en place ou de les favoriser.

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