Version complète de la légende amérindienne du Colibri et du Sanglier : Faire sa part ou faire ce qui est nécessaire.

Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés, atterrés, observaient impuissants le désastre. Seul le petit colibri s’activait, allant chercher quelques gouttes avec son bec pour les jeter sur le feu.

Après un moment, le tatou, agacé par cette agitation dérisoire, lui dit : « Colibri ! Tu n’es pas fou ? Ce n’est pas avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ! » Et le colibri lui répondit : « Je le sais, mais je fais ma part. »

L’histoire ainsi racontée est pourtant incomplète, et sa fin mérite d’être enfin dévoilée…

Le tatou poursuivit : « Colibri ! Sais-tu que plusieurs centaines d’hommes armés de lance-flammes sont en train d’allumer des feux partout à travers ce qu’il reste de forêt ? Ils ont aussi empoisonné l’eau que tu tiens dans ton bec. »

Mais le Colibri, qui volait vers les flammes, était déjà loin et n’entendait plus.

Soudain, un sanglier entreprit de charger les hommes. De ses défenses, il perçait les réservoirs d’essence et les jambes des pyromanes.

Le tatou découvrant la scène, effrayé, dit aussitôt au sanglier : « Tu es fou ! Tu discrédites les efforts du Colibri. À mettre les humains en colère, tu risques ta vie, et celle de tous les animaux de la forêt ! Et le sanglier lui répondit : « Réveille-toi tatou, je fais ce qui est nécessaire. »

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